Obtenir la bonne rémunération pour votre travail : 3 conseils et une formule magique

Le marché du travail est une forêt sombre et mystérieuse, dont les habitants sont divisés en deux catégories principales : ceux qui ont honte de demander à être payés et ceux qui n’ont aucun problème à rester immobiles les bras croisés jusqu’à ce qu’ils aient le CRO du transfert sous les yeux. Ceux qui appartiennent à la première catégorie sont généralement des free-lances, ceux qu’on appelait autrefois “freelances”, avant que l’adjectif “libre” associé à la catégorie ne devienne trop ironique pour un usage courant.

Ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie sont ceux qui essaient souvent avec succès d’obtenir les premiers services gratuits ou sous-payés, en profitant du fait que les premiers n’ont généralement pas accès aux cours de formation en entreprise dans lesquels ce type de techniques est abordé. Le conte de fées du travail en freelance se réduit donc à une question : le Petit Chaperon rouge, ne sera-t-il pas convaincu par le loup de travailler pour la visibilité ?

Visible et invisible

Effacez le champ de la légende la plus nuisible de ces dernières années, un professionnel ne travaille jamais pour la visibilité. Jamais, en aucun cas. Un professionnel qui s’assied à la table des négociations et entend la phrase vous n’avez pas de budget, mais vous avez toujours de visibilité doit se lever et partir sans se retourner. Cela, est clair, ne signifie pas qu’il n’y a pas de circonstances dans lesquelles il est possible de travailler sans échanger de l’argent. Un étudiant en design sans expérience, par exemple, peut accepter un travail gratuit pour enrichir son portfolio avant sa thèse. Un professionnel peut décider de travailler pour une organisation caritative gratuitement mais cela s’appelle du bénévolat et la récompense est éthique et morale, ou en échange d’avantages économiquement évaluables ou d’un autre type de bénéfice.

Le gagnant est celui qui réussit la fuite

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles un client peut essayer de dévaloriser votre travail, mais la principale est toujours la même : voir si vous le laissez-faire. Si vous êtes certain de la valeur de votre performance et de l’honnêteté de votre offre économique, l’espace de négociation à la baisse doit être très réduit, pour ne pas dire nul. Si vous acceptez de travailler pour un salaire bien inférieur à la moyenne de votre secteur, en plus d’empoisonner le marché, vous vous mettez dans une position de subordination qui se détériorera avec le temps. Pour adopter ce style de négociation, il est bien sûr essentiel de présenter une proposition bien ficelée, avec une expérience qui vous rend réellement apte à occuper l’emploi auquel vous postulez. Il est important de se faire connaître, mais la qualité du travail doit toujours être votre priorité.

L’argent n’est pas tout

La négociation d’un prix ne doit pas nécessairement être une bataille entre des factions opposées qui se termine par un gagnant et un perdant. Les entreprises recherchent de bons profils. Au cours de la formation, l’employeur cherchera à entrevoir vos capacités. Ne songez pas encore à la rémunération et aux diverses indemnités. En tant qu’employé, vous êtes en droit de réclamer les commodités classiques : période de congés, assurance maladie et sécurité sociale. Avant de songer à une hausse de salaire, démontrez par votre performance que vous êtes un élément clé du cycle d’exploitation. Le résultat idéal est une situation dans laquelle les deux parties ont le sentiment d’avoir gagné. Pour arriver à cette conclusion, il est important de rappeler que la compensation n’est qu’un des nombreux paramètres sur la table des négociations. Si vous avez établi un certain nombre de points fixes sur lesquels vous pouvez être fixe, il est bon d’identifier d’autres conditions auxquelles vous êtes prêt à renoncer. Comme le délai de livraison, un ensemble d’avantages ou un service complémentaire, afin d’assurer la satisfaction de l’autre partie.

La formule magique

C’est un tour de passe-passe. Vous savez quand on vous dit que les formules magiques n’existent pas ? Eh bien, celui-ci existe. Cette formule magique fonctionne surtout avec les petites entreprises, qui peuvent vouloir réellement faire appel à vos services, mais ne sont pas surs que l’investissement soit à leur portée, par rapport à l’avantage qu’elles tireront de votre travail.

Le client a-t-il semblé hésitant à la lecture de votre tarif normal ? Relancer, proposer de travailler à un tarif réduit pour une durée limitée selon les besoins particuliers de votre emploi, cela peut être quelques semaines ou quelques mois, puis rediscuter de l’indemnisation à la fin de la période d’essai. Et l’astuce dans l’astuce ? Vous devez faire un excellent travail et devenir indispensable.

À la fin de la période d’essai, votre client doit avoir fait l’expérience des avantages de votre collaboration et ceux-ci doivent avoir dépassé ses attentes, au point que vos honoraires initiaux lui apparaîtront comme un coût réduit, comparé aux avantages pour son entreprise.

Cette astuce ne fonctionne que si vous aimez votre travail. Une activité professionnelle exercée en freelance est jonchée d’obstacles. Prévoyez une prestation de service gagnant-gagnant. Faites jouer votre ancienneté dans le secteur. Le code du travail prévoit des clauses destinées à protéger vos intérêts en cas d’injustice.

Un arrêt maladie n’est pas punissable si les circonstances sont justifiables. Le salarié peut faire valoir son droit auprès du conseil prud’homme.

Quelqu’un pourrait soutenir que la négociation ferme et la possibilité d’offrir des périodes d’essai à des prix réduits sont des pratiques très difficiles si, par exemple, vous avez un prêt hypothécaire à payer. Mais regarder les choses en face, si vous êtes un travailleur indépendant, également connu sous le nom de freelance, il est très probable que vous n’obtiendrez pas de prêt hypothécaire de toute façon. 

Si vous envisagez une carrière de freelance, soyez prêt à vous remettre en question à tout moment et à ne pas vous fier aux certitudes que vous avez acquises. Vos principaux outils de travail seront votre compétence et votre capacité à penser stratégiquement, à prendre des risques et des responsabilités, et à vous attendre à devoir partir mille fois sans la garantie d’un poste permanent.